photo Concert : Voix & Route Romane

Concert : Voix & Route Romane

Selestat 67600

Le 20/09/2026

Epopée  Ensemble Leones : Le monde selon Zacara Atteint de nombreux handicaps, comptant dix doigts au total sur les deux mains et les deux pieds, le bras gauche en écharpe, les pieds déformés, c’est à cet homme mystérieux, maître enlumineur de son métier, que nous devons certaines des chansons les plus merveilleuses, innovantes et étranges de la fin du Moyen Âge. Cinquante ans après sa mort, ses compositions étaient encore considérées comme des “oracles”, et pas seulement en raison des proportions complexes et du contrepoint étrange de sa musique : son ton prophétique rend ses textes cryptiques, qui semblent invoquer les démons ou les enfers. Certains le considéraient comme un fou, d'autres comme un adorateur du diable. De fait, la vie et l'oeuvre de Zacara da Teramo se distinguent par leur étrangeté. Non seulement son corps était marqué par les épreuves, mais son destin fut également troublé : après avoir perdu sa femme, son fils mourut en bas âge lors d'une violente[...]

photo Concert : Voix & Route Romane

Concert : Voix & Route Romane

Musique, Concert, Chorale - Chant

Sélestat 67600

Le 20/09/2026

Epopée  Ensemble Leones : Le monde selon Zacara Atteint de nombreux handicaps, comptant dix doigts au total sur les deux mains et les deux pieds, le bras gauche en écharpe, les pieds déformés, c’est à cet homme mystérieux, maître enlumineur de son métier, que nous devons certaines des chansons les plus merveilleuses, innovantes et étranges de la fin du Moyen Âge. Cinquante ans après sa mort, ses compositions étaient encore considérées comme des “oracles”, et pas seulement en raison des proportions complexes et du contrepoint étrange de sa musique : son ton prophétique rend ses textes cryptiques, qui semblent invoquer les démons ou les enfers. Certains le considéraient comme un fou, d'autres comme un adorateur du diable. De fait, la vie et l'oeuvre de Zacara da Teramo se distinguent par leur étrangeté. Non seulement son corps était marqué par les épreuves, mais son destin fut également troublé : après avoir perdu sa femme, son fils mourut en bas âge lors d'une violente révolte, et tous ces coups du sort allaient façonner son oeuvre. L'ensemble Leones présente les folles compositions d'un compositeur influent mais encore méconnu à l'aube de la Renaissance : ami des papes[...]

photo The Curing Line

The Curing Line

Strasbourg 67076

Du 26/09/2026 au 27/09/2026

Et si guérir n’était pas apaiser, mais réveiller ? Avec The Curing Line, Michael Gallen imagine un opéra traversé de forces contraires, où les savoirs anciens rencontrent l’urgence d’un présent électrique. À travers Cora, jeune femme dépositaire d’un don ancestral qu’elle ne parvient plus à exercer, The Curing Line interroge sa transmission, sa possible disparition et ce qu’il advient d’une société qui perd la capacité à prendre soin d’elle-même. Autour d’elle, un collectif d’interprètes aux qualités multiples (jeu, chant, instrument), venus de l’opéra, des musiques traditionnelles, de la pop et de la création contemporaine, donne corps à cette histoire à plusieurs voix. S’ajoute sur scène un chœur faisant résonner le sean-nós — chant irlandais très ornementé — que Gallen associe à des motifs incantatoires, des sons industriels et aux pulsations du corps. Un spectacle engagé et vibrant, où la guérison devient affaire de mémoire, de communauté et de transformation. Programme The Curing Line (2026)création française composition, mise en scène, livret Michael Gallenlivret Annemarie Ní Churreáinmise en scène, création vidéo Shawn Fitzgerald Ahernscénographie, costumes Pai[...]

photo Rencontre avec Lilia Hassaine

Rencontre avec Lilia Hassaine

Strasbourg 67000

Le 06/10/2026

Événement gratuit sur inscription via notre site internet (billetterie ci-dessus). Après les succès de L’Œil du paon, Soleil amer et Panorama (Prix Renaudot des Lycéens), Lilia Hassaine revient avec Je (Gallimard). Dans ce nouveau roman, elle dresse l’histoire glaçante de la mystérieuse « folle du grenier », la première femme de Rochester dans Jane Eyre. En donnant une voix, un corps et une histoire à ce personnage oublié, Lilia Hassaine apporte un éclairage contemporain à ce pan inexploré du célèbre roman de Charlotte Brontë. Entre souvenirs de banquets luxuriants et scènes vénéneuses, Antoinette retrace les étapes qui l’ont conduite à être enfermée dans les hauteurs d’un manoir lugubre, loin de sa Jamaïque natale. À mi-chemin entre le roman victorien et le thriller intimiste contemporain, Je séduit par son écriture sensorielle. Venez découvrir Je de Lilia Hassaine, publié aux éditions Gallimard. Photographie : © Francesca Mantovani

photo Les Ailes du désir

Les Ailes du désir

Strasbourg 67008

Du 05/12/2026 au 12/12/2026

Damiel et Cassiel sont deux anges suspendus au-dessus du monde, à l’écoute des voix intérieures des habitants et habitantes de Berlin. Dans Les Ailes du désir, le réalisateur allemand Wim Wenders imagine que l’une de ces deux créatures éprouve la condition humaine. Par amour pour une femme, Damiel renonce à l’immortalité et découvre le plaisir des sens et la conscience de la vie. De ce film, Bruno Bouché a imaginé un grand ballet pour explorer les mystères de l’incarnation, essence même de la danse. Il reprend certains motifs emblématiques de la source première en suivant sa trame narrative, avant d’en imaginer les prolongements. Le tout sur une musique associant Bach, Sibelius, Steve Reich, le groupe Anohni and the Johnsons ou la compositrice Jamie Man. En combinant langage classique, apports contemporains et écriture théâtrale, le chorégraphe fait ressentir cette force de vie, cet étonnement quotidien que vit l’être humain, comme un hommage rendu aux sensations¿: le souffle, la suspension du corps, l’élan, le frisson de la chair, le toucher d’une caresse, le saut à terre. Bruno Bouché réunit tous les interprètes du Ballet pour une expérience artistique puissamment poétique¿:[...]

photo Louise XIV

Louise XIV

Strasbourg 67070

Le 20/11/2026

Louise XIV prend racine à Strasbourg depuis 2024. Trois musicien.nes, compositeur.ices et multi-instrumentistes aux histoires et esthétiques différentes, se retrouvent dans leurs valeurs et leur sensibilité, autour d’une musique électro-pop surexcitée. Avec des sonorités allant de Mylène Farmer à Sexy Sushi, en passant par Niagara, La Femme, et Yeah Yeah Yeah’s, le trio pailleté regarde le monde avec passion et engagement. La voix cristalline, couronnée d’une musique disco survoltée, scande sa poésie féministe et incisive. Les kicks techno s’entrechoquent avec une basse torrentielle, les synthés 80’s dansent sur des mélodies électrisantes, la musique est à la fête pendant que les mots sont en rage.

photo Les histoires d'a, par l'Ensemble Virévolte

Les histoires d'a, par l'Ensemble Virévolte

Manifestation culturelle

Strasbourg 67000

Le 29/07/2021

Femme objet cherche manipulateurÀ deux seulement, puisque c’est souvent à deux qu’on patine à s’aimer, Aurore Bucher et Jérémie Arcache, dans la nudité d’une voix et d’un violoncelle mêlés proposeront un florilège d’Histoires d’a. Mais quand on raconte, ou quand on chante une histoire d'amour, c'est rarement l'Amour lui-même qu'on raconte et qu'on chante, surtout qu'en général – ça finit mal. Le récit d'un amour, c'est parfois une histoire d'abandon, pleine d'amertume, parfois une aventure, une absurdité, souvent l'histoire attristée d'une absence, et parfois, mais tellement rarement, l'assouvissement absolu. C'est toujours une histoire d’a. Fortement conditionnés par les nouvelles plateformes de rencontres, géolocalisées, indiscrètes et addictives, nos désirs amoureux sont mis à l’épreuve de la modernité. Derrière la légèreté du propos, et tout gardant l’humour comme seul salut, nous tenterons d’explorer la solitudes des âmes, les ratages, nos échecs et aussi nos espoirs toujours chevillés au corps. La recherche de l'âme sœur sera la matière drôle, la matière tendre, dont s'empare le duo. La quête terrible de l'alter ego apparaîtra alors aussi dans son éternel recommencement.

photo Kaoutar Harchi et Nina Bouraoui. Les exilées de l’intérieur.

Kaoutar Harchi et Nina Bouraoui. Les exilées de l’intérieur.

Manifestation culturelle

Strasbourg 67076

Le 10/09/2021

“J’ai souhaité retranscrire au plus près cet état d’éveil, de peur et de colère provoqué par la découverte soudaine que nous – jeunes filles et jeunes garçons identifiés comme musulmans, que nous le soyons ou pas d’ailleurs – étions perçus en France, par la France, comme un problème public. Une injustice à laquelle nous devons mettre fin” Kaoutar Harchi.Ce récit autobiographique retrace le cheminement sensible et intellectuel d’une enfant de l’immigration postcoloniale, animée par un désir de justice, née à Strasbourg. De son plus jeune âge l’écrivaine aujourd’hui se souvient. Après le succès d’ “Otages”, Nina Bouraoui nous offre une nouvelle voix de femme incandescente, celle de Mme Akli qui confie à ses carnets sa mélancolie, son âme d’exilée, la complexité d’être une femme française dans l’Algérie des années 70. Un roman envoûtant, brûlant, sensuel et poétique qui réunit toutes les obsessions littéraires de Nina Bouraoui : l’enfance qui s’achève, l’amour qui s’égare, le désir qui fait perdre la raison.   Rencontre avec Kaoutar Harchi, “Comme nous existons” (Actes Sud) & Nina Bouraoui, “Satisfaction” (JC Lattès).

photo Les stéréotypes de “beurettes” et de “gazelles”. Voix d'un féminisme

Les stéréotypes de “beurettes” et de “gazelles”. Voix d'un féminisme

Manifestation culturelle

Strasbourg 67076

Le 12/09/2021

Inès Orchani, Sarah Diffalah et Salima Tenfiche, trois autrices réunies sur le plateau des Bibliothèques Idéales pour lutter contre les assignations identitaires et les stéréotypes sans cesse renouvelés de la “beurette” et de la “gazelle”. Inès Orchani décrit librement l’expérience des codes, de leur transgression, des stratégies, des croyances et des sexualités. Les femmes qu’on y croise, gazelles et rebelles, incarnent un féminisme non occidental, un féminisme du secret et du courage, où les intentions l'emportent sur la forme. Dans l’élan créé par Virginie Despentes avec King Kong Théorie, Inès Orchani donne à entendre les voix d’un féminisme-monde. La femme d'origine maghrébine reste prisonnière d'un héritage colonial qui continue d'agir dans le débat public autant que dans l'imaginaire collectif. Affaires du voile, créneaux de piscine réservés aux femmes, loi sur la burqa, scandale du burkini, foulards de luxe chez Louis Vuitton, tenue de sport islamique chez Decathlon, la femme arabe ne cesse d'être au cœur de polémiques qui divisent dans leurs propres rangs féministes, musulmans, associations de femmes racisées, autant que militants de gauche ou antiracistes. Rencontre[...]

photo J’AIME

J’AIME

Manifestation culturelle

Strasbourg 67000

Le 19/11/2021

« J’aime sa liberté que ses yeux se plissent quand il me sourit son recul son assurance ses yeux verts la rondeur absolument parfaite de ses pupilles la façon dont elles se détachent sur le blanc de son œil sa désinvolture ses certitudes même quand je pense qu’il se trompe… » Assise sur une chaise dans la cuisine, elle remonte lentement ses bas et dit « j’aime sa liberté… ». Les premiers mots du monologue éperdu de cette femme amoureuse d’un homme, qui dit tout ce qu’elle aime chez lui. Pourquoi elle l’aime lui, plutôt qu’un autre. Pas de déclaration enflammée, ni de passion dévorante. Elle ne révèle de son amour que les gestes simples de la vie qui passe, sans effusion ni démesure. La romancière Nane Beauregard a confié sa prose à l’actrice et metteure en scène Laure Werckmann : « Je veux qu’on écoute et qu’on entende la rumeur du cœur. Je fais du théâtre pour cela, pour ébouriffer nos peurs, nos chagrins, nos colères, réinterroger nos passions, bouleverser nos sens. » Car J’aime est avant tout une voix qui s’adresse au cœur, fait trembler les mains et monter les larmes, une conjugaison simple et intense du verbe AIMER.  

photo J’AIME

J’AIME

Manifestation culturelle

Strasbourg 67000

Le 17/11/2021

« J’aime sa liberté que ses yeux se plissent quand il me sourit son recul son assurance ses yeux verts la rondeur absolument parfaite de ses pupilles la façon dont elles se détachent sur le blanc de son œil sa désinvolture ses certitudes même quand je pense qu’il se trompe… » Assise sur une chaise dans la cuisine, elle remonte lentement ses bas et dit « j’aime sa liberté… ». Les premiers mots du monologue éperdu de cette femme amoureuse d’un homme, qui dit tout ce qu’elle aime chez lui. Pourquoi elle l’aime lui, plutôt qu’un autre. Pas de déclaration enflammée, ni de passion dévorante. Elle ne révèle de son amour que les gestes simples de la vie qui passe, sans effusion ni démesure. La romancière Nane Beauregard a confié sa prose à l’actrice et metteure en scène Laure Werckmann : « Je veux qu’on écoute et qu’on entende la rumeur du cœur. Je fais du théâtre pour cela, pour ébouriffer nos peurs, nos chagrins, nos colères, réinterroger nos passions, bouleverser nos sens. » Car J’aime est avant tout une voix qui s’adresse au cœur, fait trembler les mains et monter les larmes, une conjugaison simple et intense du verbe AIMER.  

photo J’AIME

J’AIME

Manifestation culturelle

Strasbourg 67000

Le 18/11/2021

« J’aime sa liberté que ses yeux se plissent quand il me sourit son recul son assurance ses yeux verts la rondeur absolument parfaite de ses pupilles la façon dont elles se détachent sur le blanc de son œil sa désinvolture ses certitudes même quand je pense qu’il se trompe… » Assise sur une chaise dans la cuisine, elle remonte lentement ses bas et dit « j’aime sa liberté… ». Les premiers mots du monologue éperdu de cette femme amoureuse d’un homme, qui dit tout ce qu’elle aime chez lui. Pourquoi elle l’aime lui, plutôt qu’un autre. Pas de déclaration enflammée, ni de passion dévorante. Elle ne révèle de son amour que les gestes simples de la vie qui passe, sans effusion ni démesure. La romancière Nane Beauregard a confié sa prose à l’actrice et metteure en scène Laure Werckmann : « Je veux qu’on écoute et qu’on entende la rumeur du cœur. Je fais du théâtre pour cela, pour ébouriffer nos peurs, nos chagrins, nos colères, réinterroger nos passions, bouleverser nos sens. » Car J’aime est avant tout une voix qui s’adresse au cœur, fait trembler les mains et monter les larmes, une conjugaison simple et intense du verbe AIMER.  

photo KIMBEROSE

KIMBEROSE

Manifestation culturelle

Schiltigheim 67300

Le 17/12/2021

Si jeune et déjà « Diva de la soul » ! Auteure-compositrice interprète Kimberly Kitson Mills est une chanteuse sidérante, une tornade de feeling, revisitant cette musique désormais ancienne qu’est la soul, pour lui redonner vigueur et nerf. Sa voix rappelle immanquablement celle de Billie Holiday, Nina Simone ou Amy Winehouse... Son dernier album Out, c’est le disque d’une femme forte, puissante, entrée dans la lumière. Qui a su explorer ses failles, accepter ses faiblesses pour renaître, et faire entendre sa voix dans toutes ses nuances. Out, c’est une porte qui s’ouvre, quelque chose qui s’éclaire. Mais surtout, une véritable déclaration d’indépendance.

photo Les Pins en Live

Les Pins en Live "Kaloune"

Manifestation culturelle

Haguenau 67500

Le 22/10/2021

Tout juste lauréate du 6e prix des Musiques de l'Océan Indien, Kaloune se fait une place parmi les voix singulières de la Réunion. Entre la prière, la déclamation et le chant, quelque part à la frontière de ces différents modes d’expressions, Kaloune construit une parole réunionnaise nouvelle, à même de conduire jusque dans les consciences d’aujourd’hui la mémoire dont son écriture est porteuse. Car cette jeune artiste est d’abord un auteur, poète abordant des thèmes comme la femme, l’histoire et la spiritualité.

photo Les Pins en Live

Les Pins en Live "Kaloune"

Culte et religion, Lecture - Conte - Poésie, Musique

Haguenau 67500

Le 22/10/2021

Tout juste lauréate du 6e prix des Musiques de l'Océan Indien, Kaloune se fait une place parmi les voix singulières de la Réunion. Entre la prière, la déclamation et le chant, quelque part à la frontière de ces différents modes d’expressions, Kaloune construit une parole réunionnaise nouvelle, à même de conduire jusque dans les consciences d’aujourd’hui la mémoire dont son écriture est porteuse. Car cette jeune artiste est d’abord un auteur, poète abordant des thèmes comme la femme, l’histoire et la spiritualité.

photo Antigone à Molenbeek et Tirésias

Antigone à Molenbeek et Tirésias

Manifestation culturelle

Strasbourg 67000

Le 03/12/2021

Nouria, une étudiante en droit, qui vient au poste de police réclamer la dépouille de son frère parti rejoindre les rangs de Daech et mort dans un attentat suicide. Un adolescent qui d’homme devient femme, puis prophète aveugle qu’on ne veut pas entendre. Dans le monologue de Stefan Hertmans, dramaturge, comme dans celui de Kae Tempest, poéte·sse, se dressent derrière ces portraits d’aujourd’hui les silhouettes antiques d’Antigone et de Tirésias. Quoi de commun entre ces figures, ancrées dans le présent politique comme dans le passé mythique ? Une voix du refus d’un ordre étouffant, des assignations identitaires, culturelles, sociales, sexuelles, celle qui affronte le silence froid de l’institution en affirmant la nécessité vitale de l’empathie. Celle qui oppose un « je veux » à un « tu dois ». Guy Cassiers nous fait entendre ces paroles en miroir, dans un spectacle qui fait se rejoindre la technologie visuelle et la musique de Chostakovitch, enregistrée par le célèbre Quatuor Debussy. Un diptyque qui est bien plus qu’une simple actualisation de la tragédie dans le présent : il révèle dans le présent la permanence du tragique.

photo Antigone à Molenbeek et Tirésias

Antigone à Molenbeek et Tirésias

Manifestation culturelle

Strasbourg 67000

Le 01/12/2021

Nouria, une étudiante en droit, qui vient au poste de police réclamer la dépouille de son frère parti rejoindre les rangs de Daech et mort dans un attentat suicide. Un adolescent qui d’homme devient femme, puis prophète aveugle qu’on ne veut pas entendre. Dans le monologue de Stefan Hertmans, dramaturge, comme dans celui de Kae Tempest, poéte·sse, se dressent derrière ces portraits d’aujourd’hui les silhouettes antiques d’Antigone et de Tirésias. Quoi de commun entre ces figures, ancrées dans le présent politique comme dans le passé mythique ? Une voix du refus d’un ordre étouffant, des assignations identitaires, culturelles, sociales, sexuelles, celle qui affronte le silence froid de l’institution en affirmant la nécessité vitale de l’empathie. Celle qui oppose un « je veux » à un « tu dois ». Guy Cassiers nous fait entendre ces paroles en miroir, dans un spectacle qui fait se rejoindre la technologie visuelle et la musique de Chostakovitch, enregistrée par le célèbre Quatuor Debussy. Un diptyque qui est bien plus qu’une simple actualisation de la tragédie dans le présent : il révèle dans le présent la permanence du tragique.